Dimanche 3 mai 2009 7 03 /05 /Mai /2009 15:11

 

وقال انه مرة واحدة في تونس

(Il était une fois en Tunisie)
Sommaire 

 


A
vant propos :

Voici le récit de nos vacances à Gammarth où le temps d'une semaine, l'hôtel Dar Nouar nous a accueillis.
Certes, quelques pages d'un blog ne suffisent pas à exprimer toutes les sensations éprouvées lors de ce séjour, et comme hélas, tout change et tout passe, lorsque nos plus fortes émotions se seront quasiment envolées et n'auront laissé place qu'à un vague souvenir, ces quelques écrits virtuels resteront, intacts. 


Aussi, à vous qui avez contribué à ces moments de bonheur ; à toi lecteur, curieux de connaître quel a été notre cheminement, ou encore à vous tous, Tunisiens d'un séjour qui aviez aussi fait un beau voyage ; bonne lecture ... 

          


Chapitre 1  [١ wae’hid]: Départ à l’Hôtel Dar Naouar :

 

Chapitre 2 [٢ ithnaen ]: A l’Hôtel Dar Naouar, la maison des fleurs :  

  Accueil Dar Naouar : La clef des chambres chef ! bien reçu !

  « J’ai toujours préféré les voisines aux voisins »

Pool ,Tarbouche and Cie:  

  On the theater, the show did always go on !

  Premier réveil, premières merveilles !

  Quand information rime avec tentation !  

  Après midi,  heures de folies !


Chapitre 3 [ ٣  thaelaethae] : Tribulation vers « Le grand sud » : de El Jehm aux « portes du désert ». 
 

 

Le chant du départ :

Sur la route de El Jehm :

  Berbères en Matmata :

  Douz, aux portes du désert :

    Etape Hôtel au milieu du désert :

   Miroir, miroir, au grand "Lac Salé" :

         Tozeur, « où l’on est monté sur les épaules d'un géant »  

    Entre Pastèques et Palmeraies :

  Kairouan, Tapis pas chers !

    Retour sur l’Histoire, retour et bonsoir :

 

Chapitre 4 [٤  arbae’ae]: Hennah Hennah eh !   

Nuit torride, c'est la faute aux Numides, 
Réveil brutal, la faute à la fringale 
 

Aquagym, aquadance et massages, drôles de rituels de passage 

 

La gazelle tire mieux que le Galopin, étonnant non !

 

Seules sur le sable, les yeux dans l'eau, ... nous croisions un vendeur de (magiques) chameaux.

Résumé d'une leçon d'Arabe au café Maure : Chicha ! Narguile !  

 

Coktail, Tarbouche et place au Roi ( Lion)

 

Chapitre 5 [ ٥ khamsae: Bienvenue chez les ch’tinusiens : voyage àTunis-Carthage-Sidi Bousaid  


Départ pour Tunis et "philosophie du délice". 

Tunis, c'est le souk sur la porte de France !

Au musée du Bardo :  ah, si Virgile avait connu la photo ...

Adieu Bardo, bonjour Hannibal !

Sidi Bou Saïd ! au paradis bleu, le diable s'habille en cafetier blanc :


Chapitre 6   [ ٦ sittae ] : du départ de Dar Naouar  aux souvenirs 


Par mathieu M - Publié dans : voyages
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Dimanche 3 mai 2009 7 03 /05 /Mai /2009 14:50

١ [wae’hid] chapitre 1: Départ à l’Hôtel Dar Naouar :

 

 

Le Jeudi 3/07/2008, de bon matin, Isabelle et moi-même partions pour rejoindre Orly, où nous attendait l’avion de 11H25 pour Tunis.

A la gare de Gagny, face au distributeur automatique de la RATP, nous nous trouvions déjà dans l’embarras. Il doit certainement y avoir plusieurs aérodromes à Orly ou plusieurs villes de ce nom car il nous était proposé une kyrielle de tickets et de trajets pour notre destination.  Ne parlant pas encore le Ch’arabia, nous options finalement pour le tracé préconisé : l’option RER E /RER C2.

Bien sûr, en cours de route, nous nous apercevions qu’il n’était pas possible de suivre cet itinéraire et dûmes passer par le Orlyval. Il fallut racheter un coupon « tarification spéciale » à 8 euros. Dans la tourmente, je cassai ma valise.

Cependant, nous arrivions tout de même à bon port, pour ne pas dire au bon aéroport. Il était  9H30 alors que le rendez-vous fixé par Amplitude,  notre tour opérateur,  était à 8H30.

On prétexta le décalage horaire. Bref, Le voyage commençait bien ! En tout cas, les premiers petits ennuis arrivaient signe que les dés étaient jetés. Alea jacta est ! Nous étions prêts pour notre premier grand vol international !  
Enregistrement des bagages, fouilles des chaussettes, passages chez Paul pour une dernière petite spécialité française ( un khawa), et nous voilà à 11H nez à nez avec le nez de notre A 300 et des brouettes : Le SIDI BOUSAID.

Moi, je ne connaissais jusque là que le Sidi Brahim. Espérons que le pilote n’est pas des nôtres.

A 11h25,  les ceintures serrées, l’estomac noué,  nous hasardions quelques dernières considérations terre à terre quand soudain, l’oiseau se mit à vrombir, à trembler pour finalement prendre son essor.

Inclinaison avant, arrière, double looping, virée en direction des nuages…Waou, Isabelle se dit alors qu’elle aurait dû moins manger ce matin. Il faut dire que la machine en avait sous le capot !

Ainsi, le cœur un peu mis à mal mais la tête dans les nuages, nous partions enfin, heureux, vers d’autres horizons.  

 

Il n’était pas 13h (  ثلاثة عشر ساعات  , heure locale) que nous approchions déjà de la Tunisie.

Après avoir vu la Corse dans les Alpes, confondu le Rhône et la Loire, et vu la Sardaigne (certainement hors du plan de vol), quelques maux de cœur me réveillèrent.

Comme moi, l’avion piquait du nez !

De plus, Isa me remuait dans tous les sens : elle se sentait assez mal.

Et, quand notre hôte amorça un piqué sur Carthago International, Isabelle rendit à Carthage ce qui était à César. Errare humanum est ! En effet, elle régurgita. Le repas offert dans l’avion serait donc rendu sous forme de bouillie délétère aux aimables hôtesses de Tunisair.

 

Cependant, en contrebas, de petites bâtisses carrées, blanches et aux toits plats, étaient apparues, de plus en plus nombreuses au fur et à mesure que nous descendions.

Et bientôt, nous nous posions entre quelques unes d’entre elles, constituant l’aéroport international de Carthage.

Encore tout émotionnés, nous sortîmes rapidement de l’appareil pour rejoindre des navettes de transfert.

Mais là, une chaleur rinçante (comme diraient certains de mes potes), ce qui veut dire en langage courant chaleur insupportable ou caniculaire, nous plomba. Le roi soleil avait chaussé un petit 38°. 

Je passe rapidement sur les formalités, les douanes, les bagages qui méritent que nous leur consacrions d’autant moins de temps que cela dure (longtemps).

Nous pensions déjà à l’hôtel, la piscine olympique, les chameaux à une ou deux bosses.

 

Aussi, il était déjà 16 heures quand nous fîmes connaissance avec la population locale. En montant dans les navettes pour l’hôtel, un jeune homme, vêtu selon la coutûme, nous la fit partager d’une bien étrange façon : Il nous offrit un jasmin avant de nous demander les deux euros qui allaient avec. Bienvenue chers touristes !

Enfin, 20 minutes plus tard, le car nous déposait devant un bel ensemble de petites bâtisses bleues et blanches. Nous allions enfin découvrir notre hôte d’un séjour : la Maison (dar) des fleurs (naouar).

Par mathieu M - Publié dans : voyages
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Dimanche 3 mai 2009 7 03 /05 /Mai /2009 14:45


٢
[ithnaen ] chapitre 2 : A l’Hôtel Dar Naouar, la maison des fleurs :

 

 

Accueil Dar Naouar : La clef des chambres chef ! bien reçu !

 

Ah l’hôtel Dar Naouar ! avec ces petites bâtisses arabo-mauresques bleues et blanches…


Ah l’hôtel Dar Naouar … et ses patios ombragés, embellis d’hibiscus, de bougainvilliers et de jasmins.

A notre arrivée, nous avions toutefois eut dû mal à nous faire un avis sur l’endroit.




En effet, nous avions à peine posé nos valises dans la salle de réception, quand  le cocktail dit « Dar Naouar », détonnant, nous fût servit pour patienter pendant l’attribution des chambres.

Après avoir avalé le breuvage, celui-ci, de pas moins de 38°, étant un mélange de jus de …(?!), et de boukha, l’eau de vie à base de figue; l’arrivant à franchement du mal à se relever et à quitter l’accueil.

 


Nous, un peu moins flegmatique que les anglais, d’ailleurs peu réprésentés dans l’hôtel, nous réussissions quand même à nous lever pour obtenir les clefs !


_Chambre 240 ! déclara le réceptionniste.


_Ouf ! double soupire de soulagement.




Un, car on ne nous avait pas attribués la
chambre 1408 (voir le film du même nom).



Le second car le réceptionniste tunisien semblait mieux parler le Français que nos Français tunisiens. Nous devrions pouvoir  nous arranger et nous comprendre en cas de problèmes.

 

Nous nous dirigeâmes donc vers notre chambre. En outre, un rendez-vous d’information fut  fixé pour 10 heures le lendemain dans la discothèque de l’hôtel.

Nous passions quelques allées fleuries et trouvions donc notre palier, en même temps que nous faisions connaissance avec nos voisins d’un séjour.

Notre demeure était déjà un ravissement mais comme une mauvaise photo vaut parfois mieux qu’un grand discours, je vous laisserai juger par vous-même.

Le village, comme l’intérieur de la chambre, était tout vêtu de blanc (la paix sur le drapeau tunisien) et de bleu (le désir chez nous): la cadre était idéal pour une semaine en amoureux.

Nous discutâmes quelques instants avec nos nouveaux voisins.


 

« J’ai toujours préféré les voisines aux voisins »

 

Sur le palier d’en face, arrivait un  jeune couple, proche de la quarantaine à eux deux, « Manseaux », « Mancuniens», « Manséens », bref du pays des rillettes.  A une autre porte,  aussi en vis-à vis, s’agitait un couple d’anciens, dont le mari semblait directement revenu du régiment de Tataouine.
Enfin, à notre droite, une sympathique trentenaire, célibataire, accompagnée de son petit de sept ans séjournait là.

A coup sûr, nous aurions bien des choses à nous dire. Nous lancerions bien quelques commérages sur les femmes de ménage, les jardiniers ou encore les pratiques douteuses des cuisiniers de la Tarbouche. Et, nous ne savions pas encore que nous disserterions tant sur les lenteurs de la réception à réparer les climatisations.

 

Quoiqu’il en soit, après le dépôt des bagages et une bonne douche, nous nous tournâmes vers des préoccupations plus essentielles : let’s go to the pool !

 

Pool, Tarbouche and Cie:

 


Ah la piscine… délicieuse, incommensurable, à point ! D’ailleurs, tous les transats semblaient occupés. Aussi,  après quelques timides tours de repérage, à quoi on reconnaît le nouvel arrivant, nous en  prenions deux, non montés, et nous nous installions sous deux palmiers offrant un peu d’ombre.

 

Là, nous faisions connaissance avec deux autres bleus, Olivier et Laure, et vite se fût les premiers plongeons.

Ah le soleil, l’eau, les palmiers et une ambiance chaleureuse ! L’hôtel Dar Nouar tenait ses promesses.

 

Aussi, si des hommes vêtus de maillots «  Sunny club », lançaient déjà des animations de-ci et de-là comme l’aquagym ; des odeurs de préparations culinaires ramenèrent nos estomacs à la raison. Nous nous dirigions donc bientôt vers notre restaurant : La Tarbouche.
 

Passant tour à tour devant les magasins de souvenirs, de vêtements de marques « very cheap », le café Maure puis le bars du « all inclusive » (tout compris), nous arrivions enfin devant cette bâtisse que l’on nommerait en français « couvre-chef », traduction la plus appropriée de la Tarbouche, ce chapeau typique aussi appelé Fez.

Officionados de Rugby, prêts pour la mêlée ! Non, nous laisserons passer les Russes, ayant certainement gardés quelques habitudes du pays et bousculant pour entrer. Nous sommes rentrés tranquillement après les plus affamés.

Le buffet valait bien une photo : salades, plats et desserts en tout genre.

Après pour dire ce que c’était, eh bien, il fallait goûter!

Personnellement et seul, j’insiste sur ce point, j’ai engloutis le ???...., les pâtes que j’ai reconnues, le broubliboulga…, les gâteaux turcs et les beignets au miel, et j’ai fini par…..heu…non pas de la pastèque…mais y’avait de la glace.
Là, vous comprendrez que nous n’allions pas retourner dans la piscine, nous aurions coulé ! Nous nous sommes donc dirigés vers l’amphithéâtre (en réalité un théâtre) d’environ 1000 personnes pour le spectacle de la soirée : Glamour !

 

On the theater, the show did always go on !

 

Comme chaque soir, cela commençait doucement avec le Bingo! Le plus polyglotte des animateurs se présentait sur scène avec un assistant. Et c’etait parti : soixante-dix-sept, sieben-und-siebzig, seventy-seven, en arabe….

A la clef, la gagnant repartait avec le disque de la danse du club : le raï remixé « henna » de cheb Khaled et Cameron.



La partie terminée, l’heure était alors au changement des décors pour la mise en place du spectacle du jour.

Pendant ce temps, nous apprenions alors, entourés des mille personnes ensorcelées,  la chorégraphie du tube de l’été 2006 :  « tfakart douk liyam li kount m3ak shrane elgassba w lgandam..wm3ak dima frhane …henna, henna, eh »… ne me demandez pas ce que cela veut dire.

 

Some minutes later….  “It’s Show time!” lança le présentateur.

Pour mettre encore de l’ambiance et faire monter la température,  il s’assura bien que  personne n’en profitait pour faire une sieste dans un coin de l’impressionnante tribune en poursuivant : “ _Vous êtes fatigués! »

Et le public de répondre : « _On est pas fatigué ! »

Et c’était parti ! Les animateurs du jour, transformés en bêtes de scènes la nuit, nous proposèrent quelques chorégraphies impressionnantes! Duo, danses orientales ou danses classiques… ce fût boulversifiant!

A la fin, après plusieurs Ola, des salves d’applaudissements et un deuxième « Henna » mieux maîtrisé, nous allions nous coucher, las,  bien après le soleil de Tunis !

 Pour connaître les aventures de la nuit, il faut avoir le satellite. Nous avons dû conserver quelques exclusivités pour le 24/24 de Al jazira Tunisie.

 


Premier réveil, premières merveilles !

 

Nous voilà donc déjà au vendredi 7 juillet 2008. La nuit fut agréable dans nos petits lits bleus. Toutefois, la climatisation étant en panne, nous avions décidé de dormir en « open room », autrement dit toutes portes et fenêtres ouvertes.

Aussi, pour qui sait que je ne dors toujours que d’un œil,  craignant plus que tout au monde d’être surpris par l’entrée d’un Ali baba ou de l’un de ses quarante voleurs, on comprendra aisément que le passage des derniers fêtards rentrant se coucher provoqua mon réveil.

Isabelle, elle, dormait comme un gros bébé.


Nous nous levâmes quand même assez rapidement car le déjeuner était servi entre 7H et 10H.

Le buffet ne nous a pas déçus. Et même si, au grand regret d’isa, il n’y avait pas de muffins ; outre les croissants, du pain, du beurre, nous trouvions des œufs, de la pastèque, des jus exotiques et à coté du khawa,  des jus de je ne sais quoi tels le jus de sorgho, le ou la bougha (Je ne me souviens ni de l’orthographe, ni de la prononciation)….

 

Aussi, après un bon petit-déj,  il était temps de partir pour la discothèque! Non il n’y a pas d’erreur, la discothèque ! En fait, c’était là-bas que se déroulait la réunion d’information sur le séjour.

 

Quand information rime avec tentation !

 

Dans une ambiance feutrée, nous apprîmes donc le B-A-BA de l’ABC  du touriste  moyen.

« Par exemple, si vous prenez les taxis, exigez du chauffeur qu’il mette le compteur à zéro! Ne négociez pas un forfait à l’amiable :  les bons compromis ne font pas toujours les bons amis » nous expliqua un intervenant.
Ensuite, on nous présenta les activités payantes dans l’hôtel. Tout à tour, les vendeurs de promenades à chameau, de ballades en quad, de prestations de sports nautiques et le touti quanti défilèrent. Pour notre part, seules les excursions proposées par Amplitude, une  intitulée « Grand Sud » et l’autre "Grand Nord",  nous intéressaient.

Nous savions que cela allait être décisif pour notre séjour.


Aussi, en sortant de là, nous avions des certitudes (on ne ferait pas de jet ski) et des hésitations : l’excursion de 2 jours pour 1350 km dans le "Grand Sud" était un peu chère mais nous tentait grave! 

Finalement,  le temps d’aller déposer une réclamation à la réception pour la climatisation défaillante, on avait craqué.

On paya cash, non pas en dollars mais en dinars, deux sorties :

_ Le "Grand Sud" : « voyage de 1350 km de Tunis aux portes du désert ».

_ Celle au nord : « Tunis- Carthage- Sidi bousaid »

Le lendemain, nous partirions donc dès 3H30 pour un « voyage extraordinaire » vers le sud.En attendant, puisqu’on ne mangerait pas ce midi, on allait profiter à fond de l’ambiance Dar Nouar.

 

Après midi,  heures de folies !


Vite, nous endossions nos petits habits de baigneurs. Et plouf ! Dans la piscine.

Là, histoire de s’amuser un peu, je coulai quelques fois isabelle qui n’offrait qu’une faible résistance. Elle soutient d’ailleurs encore que c’est elle qui avait le dessus. Enfin, bref…

C’était l’heure de l’aquagym avant lequel, la petite danse  rituelle « henna » s’improvisa autour de la piscine.

Eh... !Eh...! On commençait à bien connaître la chorégraphie!

Après l’aquagym, on se tourna vers le tir aux fléchettes animé par Gaston ! Première série de tirs, normal, et seconde sérien à cheval. Eh oui, il fallait tirer sur les genoux de l’animateur qui nous faisait bondir dans tous les sens pour que l’on manque la cible.

Résultat des courses, ou plutôt des tirs : Isa, 3eme ( sur 10) avec 220 points, Mathieu 1er, avec 280 points. On ne m’avait pas dit que j’étais accompagné d’une Amazone ! Pour moi, c’était autre chose :  le cheval animateur devait peser 60 kilos tout mouillé et moi quelques dizaines de plus. La deuxième série de lancés avait été donc légèrement plus aisées.

Enfin, tous deux parmi les heureux gagnants, ou plutôt ne figurant pas dans les 3 derniers perdants,  on se plû à proposer à ces derniers des gages, sans oublier de finir par les jeter à l’eau. 

Aussi, après quelques brasses, la fin de l’après midi approchait déjà. On retourna alors vers nos transats discuter avec Oliver et Laure avant de partir pour le buffet du soir à la hauteur de nos espérances.

Puis, 21H30 sonnant, il était temps d’aller faire un tour vers l’amphi. On commençait à prendre le rythme du club !

Ce vendredi, c’était Bingo et Cabaret club !

Pendant deux heures, un spectacle toujours époustouflant. Là, les animateurs avait travaillés avec les enfants (mini club et club ados) pour proposer des sketchs et des chorégraphies bien ficelés. En professionnel, ils offrirent eux-mêmes quelques pas impressionnants dans des costumes détonnants.

Final : petite danse du club et tous à la discothèque !

Enfin, nous, on avait eut suffisamment d’impressions pour la journée. Nous devions d’ailleurs nous lever à 3H30. Alors, quand le rideau fût tiré, nous tirions nous aussi notre révérence pour nous tourner vers la demeure de Morphée. 

  

 
Par mathieu M - Publié dans : voyages
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Dimanche 3 mai 2009 7 03 /05 /Mai /2009 14:40

Chapitre 3[ ٣ thaelaethae] : Tribulation vers « Le grand sud » : de El Jehm aux « portes du désert ».

 

 

Le chant du départ : 

 

Je contemplais le ciel de Gammarth et, comme un Icare en plein essor, je m’élevais lentement vers le soleil.

Mais soudain, un bruit sec me réveilla au dehors me ramènant à la réalité.

En effet, cela n’était que du plafond bleu de la chambre que je m’approchais, dont le lampion suspendu en son milieu, avait pris le temps d’un rêve, la forme du soleil.

_« Départ pour l’expédition du grand sud ! » baraguinait l’un des réceptionnistes en tambourinant derrière la porte de notre chambre.

 

Il devait être 3H30.Il était 3H 30 !

Je me levai, réveillai Isa, et nous nous préparâmes au mieux pour le départ. Nous ne savions pas trop à quoi nous attendre et, par conséquent, ce que nous devions emporter.

Il faut dire que, déjà, au départ de Gagny,  je m’étais demandé si je ne devais pas emmener mon Kway en Tunisie! Certainement, la réminiscence d’un conseil de ma grand-mère.

Or, nous apprenions une fois sur place, qu’il n’y pleut en moyenne que quatre jours par an.

Finalement, une petite demi-heure passée, lavés et repassés, les valises pliées, nous nous dirigions vers le buffet-déjeuner qui devait nous avoir été préparé pour l’occasion.

Malheureusement, une petite déconvenue nous attendait. Les cuistos n’avaient pas vraiment été prévenus et en guise de buffet, nous découvrîmes des tables incroyablement vides.

Ce fut un mal pour un bien finalement. En effet, nous approchant alors de deux autres arrivants pour échanger sur la suite des opérations, nous nous joignions à Marc et Chantal pour faire entendre nos doléances auprès du Chef de la « Tarbouche ». Nous ne le savions pas encore, même si nous l’avions préssenti, cette rencontre serait un tournant dans notre séjour.  

Peu après, un maigre déjeuné dans l’estomac, nous montions tous les quatre dans le car, tous les quatre et à notre grande surprise,  pas un de plus.

 

Ainsi, nous partions en direction du sud pour deux jours d’excursions. Au programme, approximativement dix étapes et deux miles kilomètres nous attendaient : El Jehm, Matmata ( 3 étapes), Douz, l’Hôtel (dont on ne sait plus le nom), le lac salée, Tozeur, une palmeraie, Kairouan.

 

Mais, avant d’entrer dans le vif du sujet, le car devait faire le tour de plusieurs hôtel-clubs, pour ramasser ci et là quelques touristes. Nous fûmes donc bientôt entourés d’Allemands, de britanniques et d’autres Français. Enfin, c’était relativement calme. Il faut dire qu’il n’y avait pas de nippons dans ce coin là de l’Afrique.Vous vous demandez quel est le rapport.

Eh bien, prenez le métro ou passez sous la tour Eiffel à l’heure ou un tour opérator accompagne un groupe de Japonnais, ou bien de Chinois (je ne les distingue pas très bien).Vous comprendrez.

De notre côté, moi, Isa, Marc et Chantal, nous avions déjà fait une petite bande à part, celle de l’hôtel Dar Naouar.

 


 

Et, sous les conseils avisés de notre guide Franco-Tuniso-Hispano-Germanico-British, nous roulions vers notre première grande étape, El Jehm. En effet, c’était sans compter les fameux arrêts « pipi-caca » dont l’un, particulièrement inoubliable, avait eu lieu dans la sous-capitale de l’art moderne tunisien, bord de mer où l’on peut voir des drôles de productions que l’on appelle des oeuvres d’art.









 Sur la route de El Jehm :


_« Sur votre gauche, vous constaterez que la végétation disparaît, excepté ces palmeraies, donnant certaines des meilleures dates de la Tunisie,
une espèce dîtes Deglet Nour … »

_« Là bas, au loin, vous pouvez apercevoir la ville de El jehm, […] vous remarquerez que les habitations sont pour la plupart ni finies, ni à faire. En effet, les lois fiscales tunisiennes n’obligeant à rembourser les prêts qu’une fois les habitations terminées…. »

Notre guide n’en finissait pas de commentaires. Moi, écoutant d’une oreille attentive et distraite, je me demandais surtout si on avait emmené assez d’eau.

Au fur et à mesure que nous roulions, voyant les paysages rongés par la chaleur, je me sentais déjà fondre. Enfin, ceci était purement psychologique, puisque nous étions dans un car climatisé !

 

_« El Jehm ! Tout le monde descend ! » s’exclama soudain le "grand calife" .

_« Après le petit souk, vous pourrez admirer l’amphithéâtre !... Fort de ces XXXX m3, datant du YYeme règne avant Trajan, et… ». C’en était trop, j’étais déjà sorti !

Eh oui, il y avait un chameau qui me tirait la langue sur la place attenante au passage menant à l’amphithéâtre.

Isa, s’empressa alors de me prendre en photo à coté de l’animal !

Et là, quelle ne fût pas notre surprise, quand un mamelouk ou plutôt un Numide, nous tomba dessus en nous demandant de payer, droit de la propriété littéraire et artistique tunisienne, je vous en prie.Conciliant, nous refusions de payer mais acceptâmes de supprimer la photo de notre numérique, ou plutôt de lui faire croire que nous la supprimions.

Ainsi, heureux de notre petite mascarade, nous continuâmes en direction du monument principale.


Moi, attiré par un couteau par ci, un fez par là, je me hâtais lentement. D’ailleurs, Isa m’a même perdu un moment, où je m’étais enfilé chez un marchand, non pas de tapis, mais de lampes, genre "mille et une nuits", et il faut bien l’avouer, de vieilleries de toutes sortes !

Bref, m’ayant récupéré dans l’arrière-cour de la boutique, au beau milieu d’un véritable capharnaûm, nous marchions résolument vers les arènes.



L’amphithéâtre de El Jehm valait le détour.

Brièvement, on peut quand même rappeler que celui-ci, remarquablement conservé,  et dont vous saurez tout en cliquant sur le lien suivant « vive wikipedia », était le plus grand amphithéâtre de l’empire romain avec une capacité de 30 000 spectateurs, juste après le Colisée de Rome qui pouvait en accueillir 45 000.

Enfin, là, on était juste une petite centaine !

Et puis comme moi et Isa, nous sommes, en plus d’être des philologues avertis, des amateurs d’architectures post-antiques indiscutables, nous improvisâmes un cache-cache dans les souterrains, renfermant ici, les geôles des gladiateurs, là un passage vers la cage aux lions, ou là-bas…Ah non c’est Marc qui prend une photo.


























Bon, nous avons quand même testé le confort des gradins, remarqué l’astucieuse disposition des vomitoires et avons même fini par nous interroger sur  le fait de savoir si les bouteilles d’eau minérale vendues à la sortie était bien authentiques, ou si elles n’avaient pas été remplies d’eau douteuse du robinet.

Mais, déjà, il fallait retourner au car ! Je n’ai même pas eu le temps d’acheter une babiole.

Un pied-de-nez au chameau et à son maître, toujours tous deux devant notre car, et nous voilà bientôt repartis pour «  the next stop ». 

 











Berbères en Matamta :

 

Few minutes or severals hours later, i don’t remember, we arrived on the board of the valley whose name is “Matmata”.
Une fois de plus, les portes du car s’étaient à peine ouvertes , que je sautai au dehors.
Mais, là, « vae curiosus », malheur aux curieux ! Trop tard, le ciel m’était tombé sur la tête.
Je ne sais pas quelle heure il était, mais je peux dire qu’il faisait 41°, et je ne suis pas Marseillais !

 


Etrange pays que
Matmata ! Etrange planète que ces montagnes percées d’habitations troglodytes renfermant les derniers berbères y vivant encore de façon relativement rudimentaire.
Nous observions médusés, ce paysage apocalyptique, où furent tournées quelques scènes mythiques 
du fameux « Stars Wars », "La guerre de étoiles".
Mais, nous n’étions pas venus pour voir le monde d’après, mais bien la vie authentique de fellahs d’un autre monde.

Nous reprenions donc bientôt le bus qui nous conduit quelques kilomètres plus loin pour visiter une maison troglodyte. Une cour, des pièces circulaires creusées à même la roche et toute la modernité inexistante, voilà le souvenir que j’en conserve.Une pièce pour les peaux de moutons-enfin je crois que c’était des ovins-, des outils pour piler des graines, une machine à filer datant de Mathusalem, on se serait cru au musée des métiers anciens de Saint Valbert (Franche-Comté).


















Ca sentait quand même un peu l’attrape-touristes ! Mais comme c’était l’heure d’aller déjeuner, nous avons surtout senti le bon couscous qui mijotait dans un restaurant plus en amont.

Nous partîmes donc pour la "Palmeraie de Matmata", et non de Gagny, ce qui confirmait notre impression que ces berbères, pas si arriérés, avaient bien le sens du commerce.

Là bas, nous avons rapidement avalé un couscous royal. Rapidement, dis-je, car il faut bien avouer que ma mère fait un meilleur couscous ! L’hôte n’est-il pas roi dans ces pays ?

Je pense surtout qu’entre la chaleur, le nombre de touristes à servir rapidement et la bouteille d’eau chèrement payée en sus, je fus bienheureux de retrouver ma place dans le car climatisé pour une petite sieste.

Somnolent, je n’avais pas mon MP3. Toutefois, magie de l’imagination, les doux refrains de « Lambe an dro » ou «  Emma », ces morceaux d’un groupe qui a hanté mes années lycées, accompagna ce bref instant de repos au milieu de nulle part. Et pour cause, les auteurs de « si tes exams tu as raté, viens faire un tour à lambe »  avaient choisi  de s’appeler Matmatah.

 

 

 

Douz, aux portes du désert :

 

Laissant derrière nous, El Jehm puis Matmata,  nous poursuivions déjà en direction de « Douz » autrement surnommée les «  Portes du désert ».

Isa était déjà très excitée à l’idée que l’on devait y monter à chameau! Mais, la route était encore longue !

_« Tout le long de cette route, vous pouvez apercevoir des gens qui vendent des bidons de fortune. Il s’agit d’essence, importée de Lybie, et vendue illégalement. La pratique est toutefois ici tolérée par l’Etat, car difficile à contrôler » nous renseigna le guide.

Une petite anecdote par ci, une autre par là, nous commencions tout de même à voir une autre Tunisie que celle du nord, des touristes et des  villes hôtel-clubs. Nous avions bien fait de nous lancer dans cette excursion.

C’est d’ailleurs, en apercevant une pétrolette nous doubler, que me vint cette pensée. Sur notre droite, un modèle proche de la mobylette que j’ai toujours vue en poussière dans la grange de ma grand-mère, c'est-à-dire que je n’ai jamais vue rouler, emportait fièrement, trois, quatre, cinq personnes dans sa course. Il était difficile de cerner exactement, combien il y avait d’enfants et même qui était le chauffeur ; mais au moins, on comprenait pourquoi, par ici, il se vendait de l’essence à la « sauvette ».

 

Quelques instants plus tard, nous arrivions sur une grande voie dégagée, ou presque. Droit devant nous, une bonne centaine de chameaux était tranquillement posée.

Il est vrai que quelques instants plus tôt, nous avions remarqué un panneau inconnu au bataillon qui devait signifier «  attention chameaux! » et non « Camels proscrites ».

En fait, nous étions parvenus à Douz, et pourquoi pas à quinze, et faisions face à une station du désert. Enfin, certains plus lucides,  vous diront qu’il s’agit plutôt d’un entrepôt à chameaux, où l’on attend le touriste qui veut dire quand il rentrera chez lui, qu’il a fait son petit tour de dromadaire (pour l’assonance) dans le désert.

Isabelle eût à peine le temps de me raconter la poésie donnée à ses CE1 ,  « Le chameau ».

N’étions-nous pas en vacances ? Eh bien , je ne vais pas vous épargner :

 

« Le chameau

Un chameau entra dans un sauna

Il eut chaud,

Très chaud,

Trop chaud.

Il sua,

Sua,

Sua.

Une bosse s'usa,

S'usa,

S'usa.

L'autre bosse ne s'usa pas.

Que crois-tu qu'il arriva?

Le chameau dans le désert

Se retrouva dromadaire.

Pierre Caron

 

 

Je reprends et je disais.

Isabelle eût à peine le temps de me raconter la poésie donnée à ses CE1 ,  «  Le chameau », que moi, histoire de me mettre en condition pour l’épreuve de la traversée du Sahel, je me dépêchai d’aller louer le kit du bon nomade.

Aussi, en beau complet zebré, vêtu du fez et d’une sorte de djelabah, je m’approchai des animaux et de leurs maîtres.

Aussi, comme chaque guide prenait deux chameaux, je m’assis sur l’un deux et Isa sur celui de derrière.   

A peine installé, le quadrupède se mit en branle. Enfin, deux jambes par deux! Je ne vous fais pas un dessin car ça ne fait en rien appréhender le manège et, certainement parfois la culbute.

D’ailleurs,  je me demande si il n’existe pas une expression du genre «  être à cul de chameau », plutôt qu’à dos, tellement il doit y en avoir qui se retrouve sur le postérieur.

Finalement, five minutes later, nous surmontions les dunes du haut de ces tours à pattes.

Il est vrai que c’est « vachement », le terme étant ici mal approprié, haut un camélidé.  

 

L’émotion passée, nous prîmes goût à notre monture et certainement aussi, l’animal à notre ossature.

Nous fîmes ainsi un parcours d’une bonne heure, tout en discourant avec le jeune guide sur la station de Douz.

Celui-ci, parlant remarquablement le Français, était en fait, un étudiant de mon âge, qui était employé à la station pour l’été. Il nous parla donc un peu de son pays et de sa condition, et nous, du notre et de la nôtre. Aussi, il se lança sur des explications sur les mille et une façons de se repérer dans le désert, point qui eut pu figurer dans « Cinq semaines en ballon », et sur le pourquoi de l’étrange nom de la station de Douz.

Il faut dire que, pour ma part, Tatatouin en Tataouine, je m’aperçu à quel point j’étais ignorant sur l’histoire du pays. Et, si j’avais bien déjà entendu, « c’est à Tataouine », comme « c’est à Trifouilli les oies » ou "à Pétaouchnok », je mettrai désormais un nom sur le visage, ou à plus proprement parler, une explication sur l’expression.

En effet, Douz, sur la même ligne que Tataouine, n’était que l’une des villes qui avait été assiégée par nos compatriotes. Il m’a semblé comprendre que c’était un peu le Trafalgar tunisiens. Ceux-ci, auraient gardé un nom français, en mémoire des défaites, où douze soldats auraient survécus, ou où le douzième régiment d’infanterie française serait resté….bref il ne savait plus et  nous n’allions pas épiloguer sur Douz.

De toute façon, on était au terminus. Transpirant comme un chameau, animal qui ne semble d’ailleurs pas transpirer, je descendais donc, appréhendant déjà, le repos du camélidé, en souvenir de son relèvement.

Je laissai à notre sympathique guide un bon pourboire, expression qui prend ici tout son sens, et allai rendre mon déguisement.

Finalement, nous repartions pour le car et, harassés comme si nous avions porté un chameau et non l’inverse, nous nous laissâmes transporter jusqu’à un hôtel proche.

La journée avait été longue, fatigante, mais tellement riche de souvenirs inoubliables!

Nous étions impatients de voir le gîte qui allait nous accueillir.

 

 





Etape Hôtel au milieu du désert :

 

 

Quelques dizaines de kilomètres plus loin--je ne sais plus très bien puisque nous en avions déjà parcourus près d’un millier-- le car stoppa devant un grand portique ouvrant sur une allée bordée de palmiers.

L’hôtel «  dont on ne sait plus le nom » nous attendait.

Drôle d’endroit que ce palais des "mille et une nuits" planté au milieu d’une des rares palmeraies ! Avec sa lampe à huile géante dans l’accueil, sa piscine gardée par un phare pharaonique et ses chambres luxueuses toute décorées de mosaïques, nous étions éblouïs.

L’endroit était charmant, les autres touristes, russes notamment, un peu moins, l’air encore pire.Je suffoquais ! En effet, l’endroit était aussi charmant que l’air était irrespirable.


Cela faisait  à peine dix minutes, peut être même douze, que j’étais sorti du car ; et j’avais cette sensation qui vous prend à la gorge quand vous êtes depuis dix minutes de trop dans un sauna.

Heureusement, les chambres étaient très bien climatisées. Et je peux vous dire que, pour nous autres habitués à notre climat parfois même un peu rude,  le système de régulation de la température, luxe certain à cette latitude, n’en était pas un.
  


N
ous avons donc profité d’une petite heure avant le dîner pour nous rafraîchir, sommes allés prendre le repas et échanger nos impressions avec Marc et Chantal, pour finir où tout commence et tout finit, non pas à la morgue mais au lit.

Le lendemain allait aussi être sportif !

 

 




Miroir, miroir, au "Grand Lac Salé" :


        
  

Il devait être environ 8H30. Au loin, je discernais vaguement Isa, en tenue d’Esmeralda, faisant une dance du ventre pour me séduire. Non, je n’avais rien bu; ni boukha, l’alcool de figue, ni sédratine, ennivrantes dates distillées. Je n’étais pas en train de rêver non plus. Non plus.

Etait-ce réel ? Aurait-ce pu l’être ?

« De part et d’autres de la route, vous pouvez voire de vastes étendues blanchâtres. Il s’agit en fait d’un lac salé, l’un des plus grands de la région, asséché. La couleur blanchâtre n’est en effet rien d' autre que du sel. D’ailleurs, c’est la réverbération du soleil sur de telles étendues salées qui expliquent les apparitions réelles ou supposées de ce qu’on nomme communément les mirages» nous expliqua notre guide.

Arf, décevant ! C’était donc ça. Notre première étape de ce deuxième jour était la visite du Grand Lac Salé.

Comme un enfant, je ne pu m’empêcher de tremper mes mains dans une marre d’eau, encore épargnée par le soleil, pour en retirer à ma grande surprise, une poignée de sel.

En exagérant à peine, nous pourrions même dire que nous marchions sur du sel.

Autour de nous, un grand pain de sel s’étendait, et certains touristes, ayant un instant eu une envie de cuisiner, avaient monté des œufs en sel. Plus loin, une sorte de bonhomme de sel allemand, siégeait là fièrement. Ici et là, des monticules, certainement faits par des peuples plus laborieux qu’artistes, arboraient des drapeaux norvégiens, suisses ou encore Franc-Comtois. Eh oui, je n’avais pas résisté à la tentation de marquer mon passage. 

 




Toutefois, au pays des mirages, le temps ne suspend pas son vol. Et, nous reprenions déjà le bus pour d’autres paysages.

En effet, une étape supplémentaire avait été prévue à Tozeur, dans l’Atlas, non sans un supplément bien sûr. Et, comme tous les membres de notre excursion, nous nous étions convaincus qu’il fallait en profiter.

 

 




Tozeur, « où l’on est monté sur les Epaules du géant »  

 

Bientôt, dans de monstrueux 4X4, nous roulions donc sur les flancs du Titan qui porte notre Terre, Atlas.

A une première étape pour admirer la nature rocheuse particulière de cette montagne, le guide nous expliqua brièvement que la seule route accessible dans cette région, à la frontière de l’Algérie, est due au passage du Renard du désert, le général allemand Rommel.

Ironie de l’histoire, les morts et les combats ont laissé place aux touristes.



D’ailleurs, quel paradis que ce coin de la Tunisie où, une escapade dans l’une des rares Oasis, nous avait été proposés. Nous marchâmes alors quelques kilomètres dans la montagne, fleurtant avec les palmiers, admirant les grottes et les sources aux eaux paradisiaques qualifiées par les locaux de manifestations divines.

Sur un sentier abrupt menant aux parkings des 4X4, des chalands avaient pris place.

Et si l’on pouvait trouver le touti quanti habituel ( fez, couteaux ou babouches );  certains allaient jusqu’ à proposer des Salamandres.

Pour ma part, je marchandai mon premier souvenir :







 







Pendant ce temps, la journée avançait et la chaleur se faisait redoutable. Il fallait donc poursuivre notre parcours, mais désormais,nous reprenions la direction du nord.

En effet, après un arrêt déjeuner, il ne nous restait plus que deux étapes avant de retourner à Gammarth.

 

 

Entre Pastèques et Palmeraies :

 

Nous n’étions pas au bout de nos surprises, ni de nos découvertes.

Nous  nous sommes rapidement restaurés dans un dix-huit étoiles tunisiennes au bas mot.

Je ne prête pas trop attention à ce genre de détails. Mais, il est incontestable que la décoration somptueuse, la grande porte d’entrée de bois sculptée et les nombreuses mosaïques de l’établissement, dénotaient un prestige certain.

Toutefois, loin d’être considérés comme des hôtes de qualité, nous avions été relégués dans la salle des petites gens. Nous y recevions un repas maigre et décevant avec, en guise de déssert des plus raffinés, un magnifique dixième de pastèque. Nous pensâmes tous alors qu’un Tunisien qui n’aime pas la pastèque, ça doit être, à peu de choses près, un Français qui aime les épinards. Un repas, un morceau de pastèque ! Que diable avions nous fait, pour avoir droit à tant de pastèques.

Rapidement, nous reprenions alors le transport car il fallait faire vite si nous voulions faire toutes les étapes prévues au départ.

 




En effet, un peu avant le restaurant, le guide avait estimé bon de visiter une palmeraie dont les cultures étaient destinées à la vente.

Il nous y avait montré les différentes variétés de fruits plantés. Entre autre, - il y avait des grenades ou encore des figues. On nous expliqua que les cultivateurs payaient peu cher, et c’est peu dire, des ouvriers dont certains diront qu’ils sont plutôt des esclaves, pour monter à mains nues au dessus des palmiers et récolter les dates.

Cette visite très instructive nous avait toutefois mis un peu en retard.


Il ne fallait donc plus trainer pour rejoindre la capitale du tapis artisanal et l’un des premiers bastions de l’islamisme en nord Afrique, la ville de
Kairouan (site de la ville ).

 

 

Kairouan, Tapis pas chers !

 

Là bas, étape indispensable, nous nous arrêtions chez un marchand de tapis.

D’ailleurs, je n’ai pas trouvé que leur réputation ( de marchands de tapis) était bien à propos car nous étions reçus comme des Imams.


Le thé à la menthe offert par la maison, on nous présenta la manière de tisser les tapis ou encore la tradition de la ville, à savoir l’obligation pour chaque femme d’offrir lors du mariage, un tapis de dix mille noeuds à son mari.




Moi, j’ai surtout retenu que certes, les tapis sont superbes, mais à 500 euros la mini tapisserie ( 0,45X1,20 m), je voulais bien leur faire une leçon sur l’art et la manière de les remballer.

 






Avec Isa, nous nous étions donc dépêchés de gagner la mosquée des Trois Portes. Le petit Nicolas aurait dit des portes qu’elles sont chouettes et terribles. Je n’en dirai guerre plus sinon qu’elles étaient drôlement bleues, et jaunes, et rouges.

Nous n’avons pas eu le temps d’entrer à l’intérieur. Déjà, il nous fallait partir et bientôt quitter la première ville sainte musulman avant la consécration de La Mecque.

 


Là, nous laissions derrière nous, non sans un pincement de cœur, le Lac Salé, Touzer et l’Atlas, la Palmeraie et maintenant
Kairouan, sans compter les restaurants et les souks.

L’expédition touchait à sa fin.

 

 

Retour sur l’Histoire, retour et bonsoir :

 

Lorsque nous passions non loin d’un mont se dessinant sur l’horizon, notre guide tenta de nous consoler en faisant un récit épique de la bataille de Zama qui s’était déroulée là, 2000 ans auparavant, entre Scipion l’Africain et Hannibal le Carthaginois.

Selon lui, la victoire romaine aurait scellé le rapport de force entre le monde occidental et le monde africain. Rome vaincue, Carthage vainqueur, imaginez. Boff, moi, fatigué, j’étais déjà vaincu. Vae victis «  malheur aux vaincus » aurai-je pu lui rétorquer comme un Brennus  à l’époque.

Mais, j’étais définitivement rincé.

On achevait notre parcours de près de 2000 kilomètres. Ca n’use pas que les souliers.

Aussi, quand on entra dans Hammamet ramener le gros de la troupe, cela ne me fit ni chaud , ni froid, perdu que j’étais dans le souvenir des mille et une images de ces deux jours passés.

Nous arrivions bientôt, plus tard, on ne sait plus vraiment vers quelle heure, à Dar Nouar pour une nuit ivre de douze rêves colorés ou berbères.  

Par mathieu M - Publié dans : voyages
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Dimanche 3 mai 2009 7 03 /05 /Mai /2009 14:39

Chapitre 4  [ ٤ arbae’ae]: Ambiance Hennah Hennah eh !

 

Nuit torride, c'est la faute aux Numides, 
Réveil brutal, la faute à la fringale   
 

Nous dormions comme des loirs, si tant est qu’il y en ait  dans ce coin du monde, lorsque soudain, un bruit me tira de mon sommeil.

Il faut dire qu’il était bien 9 heures à Dar Nouar, mais au dessus de nous, sur le toit, des bruits étranges, des bruits de pas…

Je me levai,  enfilai mes lunettes, car ce n’est pas la taupe qui fait un bon guetteur, et regardai par la lucarne.

Un singe à l’allure plutôt humaine monta, en deux temps et trois mouvements, sur la maison d'en face où, s’affairaient déjà plusieurs de ces congénères.
Alors, je compris que les équipes de maintenance, travaillant surtout la nuit et au petit matin, changeaient les climatisations. Cela devait  être effectué avant la pleine saison imminente. 
D’ailleurs, un des seuls points négatifs de notre séjour à l’hôtel club serait certainement que les climatisations ne fonctionnaient guère, dans notre chambre et plus largement, dans notre secteur.

La direction faisait son possible pour les réparer ou les changer rapidement, mais débordée, elle nous avait même proposé de prendre une autre chambre.Cependant, il ne nous restait que trois jours à passer ici et, comme nous nous étions familiarisés à notre petite chambre et avions fait connaissance avec nos voisins,  nous décidions de rester là. Au réveil, nous remarquions toutefois que les retraités d’en face avaient, quand à eux, cédé à la proposition.

Ainsi, la chaleur et les bruits des travailleurs nous réveillèrent ce lendemain de tribulations, et nous tirant des belles images de la veille, nous ramenaient à Dar Nouar.

Et comme cette journée serait finalement l’une des seules où l’on pourrait profiter de l’hôtel club et de ses activités, puisque nous repartions dès le lendemain en expédition, mais cette fois,  pour visiter le nord via Tunis, Carthage et Sidi Bou Saïd, nous comptions en profiter pleinement. 

Après une douche rapide, nous prenions donc la direction de la Tarbouche pour un buffet copieux, non sans consulter les activités de la journée. Le programme était riche et varié.

Nous allions donc nous restaurer, pour ne pas dire nous empiffrer, demi-pension oblige, avant d’arrêter un choix.   



Aquagym, aquadance et massages, drôles de rituels de passage 

Après le petit déjeuner avec Marc et Chantal, nous nous installâmes ainsi, « piane-pianes », tranquilles, sur les transats au bord de la piscine.

Jusque là, nous n’étions pas encore assimilables à la population locale. Autrement dit, nous étions encore passablement blancs, ayant pris la précaution de ne pas trop nous exposer dans le Sud.

Aussi, après une incontournable onction de bonne graisse, anti-uv, anti-bactériologiquo-pelliculo, force 5, je plongeai dans la piscine.

Et, Isa me rejoignait à peine que les animateurs entamaient une dance endiablée autour de la piscine avec l’ensemble des pensionnaires.

En effet, la rituelle Henna, Hennah, eh….annonçait le début des activités. « Nous étions donc partis pour une dance ». Allez, prêts pour la chorégraphie !   



Bon, on l’avait entendue qu'une fois, deux jours auparavant, donc on n’était pas au top. Enfin, surtout moi.

Mais ce n’était rien à coté de ce qui arrivait.


Première activité de la journée, la gym aquatique. Y’en a qui croyait qu’on allait se reposer ?

Jambe en l’air par–ci, jambe en l’air par là, coup de poing sur la voisine de gauche, coup de tête dans Isabelle…ah bon ce n’est pas du Kung-fu ?

Ah non, on finit même par un massage de la nuque du voisin. Moi, trop chanceux, me voilà en train de me faire masser la nuque par les gros doigts de Marmoud….hum hum…Et maintenant, vous massez votre voisin de droite. Waouh, trop de chance pour ma voisine de droite  qui se permettra en plus d’aller dire à Isa qu’il faudrait qu’elle m’entraine !

Jamais contentes les « chamelles », et puis il faut dire qu’une belle jeune fille de 50 ans, ce n’est pas non plus super motivant !Allez, on avait quand même bien rigolé et la journée s’annonçait terrible !

 


La gazelle tire mieux que le Galopin, étonnant non !



Nous savions que nous ne mangerions pas le midi puisque nous étions en demi pension et on préférait profiter un max ! Aussi
, nous suivions Gaston, une sorte d’Indien d’Amérique de quelques pouces de hauteur (ne lui répétez pas) pour l’activité suivante.
Je me disais qu’il était peut être Indien, car nous poursuivions par le tir à l’arc!







Wouwouwouwowou, je tirais comme une fille ! Et Isa comme j’aurais dû tirer.
Au final, Isa plantait toutes ses flèches dans la cible, en plus, la bonne.
Moi, je visais les bottes de paille, là-bas derrière, car c’est quand même plus difficile de planter la flèche dans la paille au loin, que dans les points.
Non mais, on n’est pas de petits joueurs nous ! On ne fait pas dans la facilité. Et puis, on ne va pas se faire emmer….par des gonzesses quand même ! On les écouterait qu'elles nous donneraient bientôt des leçons et nous enverraient chercher leures flêches.
Bon, le tir à l’arc, ce n’est pas terrible en fait. Et dire que j’aurais pu choisir le foot de plage !
En parlant de la plage, nous allions de ce pas la tester.


Seules sur le sable, les yeux dans l'eau, ... nous croisions un vendeur de (magiques) chameaux.

Ca valait le détour !
Par un chemin sur le sable, habrité de portiques, nous pouvions accéder à la mer toute proche. Nous nous prélasssions donc bientôt sur la  partie privative de l’étendue de sable fin réservée aux hôtes de Dar Naouar.
Des transats abrités par de sympathiques parasols cocos nous accueillirent. Rapidement, nous sommes bien sûr allés gouter l’eau et faire quelques brasses, avant de finir sur un canoë, gracieusement mis à notre disposition.
Et après quelques coups de rames hasardeux,  nous repartions bronzés, retrouvant la compagnie de Marc et Chantal profitant également de la plage.
Plus exactement, nous les trouvions en grande discussion avec un marchant ambulant de babioles pseudo-artisanales tels les cendriers en terres cuites, les chameaux magiques….

Ce fut l’occasion pour nous, de mieux appréhender l’humour locale, de nous intéresser à la langue du coin et pour Isabelle de recevoir un joli compliment.
En effet, les marchands ont la drôle d’habitude d’appeler les femmes par le sobriquet de « gazelles », connu également chez nous.
Aussi, celui-ci me lança, en parlant d’Isa, et sans  désespérer de me vendre n’importe quoi :

« Toi, tu es avec une belle gazelle ! Ici, on dit qu'il y’a deux sortes de femelles : les gazelles et  les gasoils ! Tu vois là-bas le gasoil…  Toi, tu es vraiment avec une belle gazelle ! »

J’étais d’accord avec lui mais il ne m’a rien vendu ! Pas de chance, pour celui-ci d’être tombé sur le renard et la gazelle qui savent bien que tout flatteur vit au dépend de celui qui l’écoute.

 

D’ailleurs, sur ce compliment, pas tout à fait désintéressé, nous quittions la plage pour aller prendre un cours d’Arabe ! Eh oui, nous partions demain au Souk et j’espérais bien apprendre quelques petits trucs pour marchander un peu.


Résumé d'une leçon d'arabe au café Maure : Chicha ! Narguile !  

Nous rejoignons donc le café Maure pour un cours intense de la langue des Tahar Ben jeloun,
Amin Malhouf, Khalil Gibran et autres écrivains du Maghreb…
Là, sans quiproquo, nous avons vite compris que nous allions en rester à la version traduite des romans et que nous nous contenterions du Français pour négocier.
Après quelques bredouillements et rahma,loufa, …et je ne sais quoi, j’oubliai mon incompréhension dans quelques vagues fumées de Narguile.
Je gardai toutefois en mémoire une jolie expression arabe, ayant un plus d’allure que l’histoire de la « gazelle et du gasoil », à savoir que « la vie est un désert dont la femme et le chameau ».

 



Quittant le cours, Isa et moi, nous repartîmes, pour prendre quelques photos souvenirs de la plage que nous n’aurions peut être pas le temps de revoir, non sans passer donner le bonjour au gardien de chameaux tout proche.
Quelques minutes plus tard, nous reprenions une place sur les transats pour l’apéro.






Coktail, Tarbouche et place au Roi ( Lion)


Eh oui, Chantal et Marc, ayant optés pour la formule « all inclusive » (tout compris), nous proposèrent de nous ramener le cocktail de la  maison. Et un Dar Naouar, pour les tribulations dans le grand Sud !
A
près quoi, nous repartions pour la Tarbouche,  repas du soir oblige.
En entrant, j’avoue que j’étais un peu déçu. En effet, les boissons n’étant pas comprises dans notre formule, nous avions toutefois droit à l’eau.
Or, la direction venait de décider de la supprimer. Plus aucune eau sans supplément ! Grande folie.
Il semblait que cela avait été décidé suite à des problèmes survenus lors de notre séjour dans le grand Sud. Une réception importante avait été organisée pour « la journée de la jeunesse » où semble-il un ministre, ou quelqu’un très proche du pouvoir, avait réservé une partie de l’hôtel.Cela avait laissé des traces. Dégradations et gâchis étaient à déplorer ci et là.
La situation était redevenue normale à notre retour mais les mauvais comportements de ces nababs  nous valaient quelques restrictions de l’intendant !
Enfin, un mal ne vient jamais seul et même parfois est-il accompagné d’un bien.

Marc et Chantal, nous redonnant le sourire, accompagnèrent leurs blagues d’un petit rosé rouxiné dans le quartier du « all inclusives ». Dans la bonne humeur, on ripaillerait donc en buvant à l’œil,  attablés avec la plupart de nos voisines de palier.

Vers 22h, il faillait cependant quitter la Tarbouche ! Le chef était cuit ! Et puis l’heure du spectacle approchait.

Après le classique « bingo » et une énième danse «  hennah, hennah, eh », comme tous les mercredis, un nouveau grand show, devait se tenir dans le théâtre.
Et même si nous devions nous lever tôt le lendemain, nous ne voulions le rater pour rien au monde.

Nous nous dépêchions donc de gagner les tribunes pour assister à la comédie musicale  « Le roi lion ». Le théâtre était vraiment un lieu particulièrement bien conçu et la mise en scène utilisait bien cet atout.
Aussi, nous assistions à une représentation mémorable par la beauté des costumes, le jeu de scène des intervenants et la créativité du metteur en scène.
Ce qui était le plus incroyable, c’est de voir les animateurs, le jour, danseurs la nuit, et quels danseurs ! Il fallait voir Gaston, l’Indien, en hyène tournoyante !

Seul petit bémol peut être, c’était en version anglaise et perso je n’ai pas tout compris.
Entre la fatigue, l’Arabe appris l’après-midi, je n’étais plus en état de comprendre un Anglais mal restitué par des baffs mals réglées. 

Un peu avant la fin de la représentation, h.s., nous décidâmes donc de rentrer, préparer l’excursion de demain et nous coucher.

  

Par mathieu M - Publié dans : voyages
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